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Dans la plupart des organisations, la gestion documentaire reste l’un des principaux casse-tête. Factures, contrats, bons de livraison, e-mails, commandes ou documents internes continuent d’arriver sous différents formats et par différents canaux. Bien que la numérisation ait progressé ces dernières années, de nombreux processus reposent encore sur des tâches manuelles et des outils qui ne communiquent pas entre eux.

 

En réalité, le problème ne réside pas uniquement dans la quantité considérable de documents gérés par une organisation. La véritable complexité tient à la diversité de ces documents. Tous les documents n’ont pas la même structure (même au sein d’un même type de document), ne nécessitent pas le même traitement et ne peuvent pas être traités à l’aide d’une seule et même technologie.

La différence entre le traitement d’une facture et celui d’un contrat semble assez évidente. Validations spécifiques, compréhension sémantique, classification contextuelle… Autant de variables qui font que l’automatisation nécessite une approche différente.

Depuis des années, la plupart des entreprises tentent de relever ces défis en recourant à des solutions OCR ou à des plateformes IDP traditionnelles. Le problème, cependant, est que ces approches s’avèrent insuffisantes lorsque les documents sont variés, changent fréquemment ou nécessitent des décisions plus intelligentes.

Et c’est là, à ce stade, qu’une nouvelle génération de plateformes documentaires fondées sur l’orchestration intelligente commence à prendre tout son sens.

Le défi des documents authentiques

Comme toujours, la théorie semble simple. L’automatisation des documents peut paraître aussi simple que de saisir des informations et de les envoyer vers un ERP ou un système d’entreprise. La réalité est bien plus complexe.

Les documents contiennent des exceptions, des formats variables, des données ambiguës et des contextes différents. De plus, comme si cela ne suffisait pas, les sources d’entrée sont également multiples : boîtes de réception, API, plateformes de fournisseurs, outils RPA ou même saisies manuelles. Centraliser et canaliser tout cela nécessite bien plus qu’une simple extraction de texte.

Utiliser une plateforme qui fonctionne toujours selon le principe d’un moteur unique pour tous les documents constitue une énorme contrainte. Il n’est pas possible d’adapter le système, ce qui pose des problèmes lorsque de nouveaux formats ou processus apparaissent.

Si l’on ajoute à cela l’émergence de l’intelligence artificielle générative et des grands modèles de langage (LLM), on constate que les possibilités d’interprétation de documents complexes s’élargissent considérablement. Cependant, cela engendre également un besoin de contrôle, de validation et de traçabilité. Il ne s’agit pas simplement d’utiliser l’IA (parce que c’est à la mode), mais il faut savoir quand utiliser un modèle, comment valider le résultat et comment réagir en cas de doutes ou d’exceptions.

De l’extraction documentaire à l’orchestration intelligente

Au vu de tout ce qui précède, un concept prend de l’ampleur : l’orchestration documentaire intelligente. Une approche qui vise à combiner différentes technologies au sein d’un même flux de travail.

Le principe de base est simple : tous les documents ne doivent pas être traités de la même manière. Certains fonctionnent mieux avec des modèles IDP spécialisés, d’autres nécessitent les capacités sémantiques d’un LLM, tandis que d’autres encore ont besoin de règles métier déterministes.

C’est dans ce contexte que des solutions telles que Devol 4 Documents voient le jour, précisément dans cette optique. Plutôt que de se contenter d’extraire des documents, la plateforme fonctionne comme une couche d’orchestration capable de déterminer la technologie à utiliser dans chaque cas, la manière de valider les informations et la façon dont celles-ci sont ensuite intégrées dans les systèmes métier.

Grâce à cette approche, il est possible de mettre en place des flux beaucoup plus flexibles et adaptables. Par exemple :

  • Une facture peut être traitée par un moteur IDP formé à l’extraction des données financières, puis validée à l’aide de règles fiscales.
  • Un contrat peut être traité à l’aide de modèles sémantiques capables d’identifier les clauses, les dates ou les risques.
  • Un e-mail contenant des pièces jointes peut être classé automatiquement et déclencher un flux opérationnel spécifique.

Le tout au sein d’un même environnement et avec une traçabilité totale.

 

L’importance d’associer l’IA et le contrôle

L’utilisation de l’IA dans l’automatisation documentaire ne devrait pas impliquer un remplacement des contrôles du processus. Les modèles de langage grand public (LLM) sont très utiles pour interpréter le langage naturel ou les documents non structurés, mais ils doivent être associés à des validations, à des seuils de confiance et à une révision humaine lorsque cela s’avère nécessaire.

Cet équilibre entre automatisation et contrôle est essentiel pour que l’IA puisse être mise en œuvre dans des environnements d’entreprise réels. C’est pourquoi de plus en plus d’organisations recherchent des plateformes permettant de combiner différents moteurs de traitement, de configurer des règles métier, de transférer les cas à faible niveau de confiance vers une révision humaine, d’assurer un suivi complet du cycle documentaire ou de s’intégrer facilement à des systèmes ERP, CRM ou à des outils RPA.

L’automatisation documentaire ne consiste plus seulement à « lire des documents », mais à gérer l’ensemble de leur cycle de vie.

La traçabilité : une exigence de plus en plus importante

Il ne fait aucun doute que la traçabilité constitue aujourd’hui l’un des principaux défis en matière de traitement des documents. Lorsqu’une organisation automatise des processus critiques, elle doit savoir exactement ce qu’il est advenu de chaque document (quel modèle a été utilisé, quelles décisions ont été prises, quelles validations ont été effectuées et qui est intervenu en cas de révision manuelle).

Si l’entreprise opère dans des secteurs tels que la finance, le droit, l’industrie ou tout autre secteur réglementé, cet aspect revêt une importance encore plus grande. En effet, les nouvelles plateformes documentaires évoluent vers ce modèle, où l’audit et le contrôle prennent une importance particulière. En effet, offrir une transparence totale à chaque étape du processus devient un élément essentiel qui peut faire toute la différence.

Vers une automatisation documentaire plus flexible

Comme nous l’avons vu, l’évolution de l’intelligence artificielle est en train de transformer la manière dont les entreprises gèrent leurs documents. Cependant, l’essentiel n’est pas d’intégrer l’IA sans discernement, mais de le faire de manière flexible, contrôlée et en lien avec les processus métier réels.

Les organisations ont besoin de plateformes capables de s’adapter à des documents en constante évolution, de combiner différentes technologies et d’assurer une traçabilité de bout en bout.

Dans ce contexte, des solutions telles que Devol 4 Documents marquent un changement d’approche majeur : passer d’outils d’extraction isolés à des plateformes d’orchestration documentaire intelligente, capables de gérer des processus complexes de manière bien plus efficace et évolutive.